Un père condamné à 8 ans de prison pour le meurtre de sa fille à Alger
Le tribunal criminel d’appel près la Cour d’Alger a condamné un père de famille à huit ans de prison ferme pour avoir tué sa fille de 20 ans alors qu’elle dormait. Cet acte tragique, qui a bouleversé la capitale, a suscité une grande émotion.
Les événements remontent au 23 février 2023, lorsque Z.M., l’accusé, s’est rendu au commissariat de Hussein Dey pour avouer son crime. Les policiers ont découvert sur place le corps sans vie de la victime, allongée dans une mare de sang, portant cinq blessures par arme blanche, dont une fatale au cœur. Deux couteaux, dont l’un avec la lame brisée, ont été retrouvés sur les lieux.
Les circonstances du crime
Selon les aveux de Z.M., l’idée de tuer sa fille, Z.R.S., lui était venue la veille, le 22 février, dans l’après-midi. Le matin du drame, après avoir refusé de partir au travail avec un ami, ainsi que de répondre aux demandes de sa femme, il attendit le départ de ses enfants pour l’école et de son épouse. Vers 7h50, il saisit un couteau dans la cuisine et s’approcha de sa fille, endormie dans le salon, avant de lui porter un coup de couteau dans le dos.
Sous le choc, la jeune fille tenta de comprendre l’acte de son père, mais ce dernier, silencieux, se rendit à nouveau en cuisine pour chercher un autre couteau et revint pour lui asséner plusieurs coups supplémentaires au niveau de la poitrine et du dos. La violence des coups fut telle que la jeune femme perdit rapidement connaissance. Z.M. la couvrit ensuite d’une couette avant de quitter la maison.
Les motifs derrière l’acte
Durant l’enquête, Z.M. a expliqué que son geste était motivé par la découverte de la vie privée de sa fille, qu’il jugeait immorale. Selon ses déclarations, il avait appris qu’elle fréquentait de mauvaises compagnies, consommait des drogues et entretenait des relations sexuelles. Ces révélations, corroborées par des témoignages de voisins et des examens médicaux, auraient provoqué chez lui une détresse profonde, le conduisant à commettre l’irréparable.
Le jugement
Lors de son procès, Z.M. a tenté de justifier son acte par la honte et la désespérance. Il a révélé qu’un prétendant de sa fille lui avait appris qu’elle avait été victime d’agressions sexuelles et qu’elle était devenue dépendante aux stupéfiants. Malgré ses explications, le tribunal l’a condamné à huit ans de prison ferme pour ce crime.
