Mise en place de l’EES
À partir du 12 octobre 2025, l’Union européenne introduira le système d’entrée/sortie (EES) dans l’espace Schengen. Ce dispositif concernera uniquement les voyageurs issus de pays tiers (hors UE) effectuant des séjours de courte durée. L’objectif est de digitaliser et moderniser les contrôles aux frontières, sans modifier les règles actuelles d’accès.
Catégories exclues
Les citoyens européens, ainsi que les personnes titulaires d’un visa long séjour ou d’un permis de séjour Schengen, ne sont pas concernés. Certaines catégories bénéficient également d’exemptions, parmi lesquelles :
- les étudiants,
- les chercheurs,
- les volontaires,
- les travailleurs frontaliers,
- les chefs d’État.
Un contrôle électronique renforcé
Avec l’EES, les passages aux frontières ne seront plus enregistrés manuellement. Le système collectera de façon électronique :
- des données biométriques (empreintes digitales, reconnaissance faciale),
- des données de voyage (dates d’entrée et de sortie, informations du passeport).
Ces informations seront stockées durant trois ans et accessibles uniquement aux autorités compétentes, dans le respect strict de la réglementation européenne sur la protection des données.
Ne pas confondre EES et ETIAS
Beaucoup assimilent l’EES à l’ETIAS, mais ce sont deux dispositifs distincts :
- L’EES enregistre les entrées et sorties des voyageurs non-européens.
- L’ETIAS, prévu pour fin 2026, est une autorisation de voyage électronique obligatoire pour les voyageurs dispensés de visa. Ce dernier coûtera 20 €, valable trois ans (sauf expiration du passeport), avec des exemptions pour les mineurs, les plus de 70 ans et les proches de citoyens de l’UE.
Conséquences pour les voyageurs
L’utilisation de l’EES sera gratuite et ne générera donc aucun frais supplémentaire. Toutefois, lors de sa phase de lancement, des délais d’attente plus importants sont à prévoir dans les aéroports.
À plus long terme, l’UE compte sur l’automatisation des contrôles pour fluidifier le passage des voyageurs. Les tampons manuels disparaîtront progressivement, remplacés par la reconnaissance faciale et les bornes automatiques de collecte d’empreintes. Des systèmes de pré-enregistrement et de bornes libre-service devraient également être déployés pour accélérer les formalités.
