Le 5 août dernier, une catastrophe écologique a frappé Oued Sebaou, une rivière cruciale dans la wilaya de Tizi Ouzou en Algérie, laissant des milliers de poissons morts étouffés. Les images déconcertantes de poissons sans vie flottant sur les eaux stagnantes du fleuve ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux.

La page de Malek Abdeslam, un docteur spécialisé en hydrologie, a révélé un spectacle désolant : des milliers de poissons pris au piège dans une mare d’eau stagnante. Selon cet expert, la présence d’une digue sur l’oued Sebaou a empêché les poissons de rejoindre le courant naturel de la rivière. Plongés dans une eau immobile et salinisée, dépourvue d’oxygène, ils ont péri par asphyxie.

Cette tragédie s’est déroulée à seulement 3 km en amont de l’embouchure de l’oued Sebaou, un fleuve majeur en Algérie. Cette rivière joue un rôle essentiel pour les agriculteurs locaux, qui dépendent de ses eaux pour cultiver les terres riveraines. Malek Abdeslam a expliqué sur sa page Facebook que les poissons sont morts dans une eau salée, contenant 25 grammes de sels minéraux par litre, composée à 80 % de chlorures de sodium.

L’expert, un habitué de la publication de vidéos et de photos de l’oued Sebaou, précise que les poissons décédés sont des « carassins d’eau douce ». Il explique que ces poissons ont été entravés dans leur montée le long du cours d’eau par la digue bien visible ici, à hauteur de Ben Choud.

Malek Abdeslam souligne que cette digue a été érigée par les agriculteurs dans le but de freiner la progression des eaux marines vers l’intérieur des terres.

L’oued Sebaou recueille les eaux des versants nord du Djurdjura et de l’Akfadou. Il traverse plusieurs localités à Tizi-Ouzou et à Boumerdes, avant de finalement se jeter dans la mer à Dellys.