Le député d’extrême droite Aurélien Dutremble (Rassemblement national) relance la polémique sur la fraude aux retraites, en ciblant particulièrement les bénéficiaires algériens. S’appuyant sur un rapport récent de la Cour des comptes, il accuse certains ayants droit en Algérie de continuer à percevoir des pensions de retraite après le décès des titulaires.

Selon lui, cette fraude coûterait chaque année entre 40 et 80 millions d’euros au système français. Il évoque notamment un taux de décès non déclaré de 2 à 5 %, selon les contrôles réalisés, et affirme que plus de 1,1 milliard d’euros seraient versés chaque année en Algérie par la CNAV.

Des stéréotypes relancés

Reprenant un discours classique de stigmatisation, Dutremble parle d’un phénomène « massif » et « organisé », et considère que les retraités algériens seraient « champions de la fraude ». Il critique les mécanismes actuels de contrôle, qu’il juge trop souples, notamment les certificats de vie transmis par les bénéficiaires eux-mêmes.

Appel à des mesures strictes

Dans une question adressée à la ministre des Comptes publics, il demande :

  • La mise en place de contrôles renforcés,
  • L’usage de technologies biométriques,
  • La suspension temporaire des pensions en cas de doute,
  • Et le remboursement des sommes versées à tort.

Ce nouvel épisode relance le débat sur les accords franco-algériens de 1968 et leur impact sur les retraites. Pour l’extrême droite, il s’agit d’un levier politique. Pour d’autres, une nouvelle tentative de stigmatisation de la communauté algérienne sous couvert de lutte contre la fraude.