Le ministère du Commerce vient de donner de nouveaux pouvoirs à son application Morafikcom. Maintenant, chaque client peut signaler directement deux problèmes : quand un commerçant n’affiche pas les prix, et quand il y a des risques d’hygiène ou de sécurité.

Comment ça marche, simplement

C’est facile. Tu télécharges l’app gratuitement sur Google Play ou Apple App Store. Tu vois un problème dans un magasin ? Tu ouvres l’application, tu choisis ce que tu as vu (pas de prix ou hygiène douteuse), tu prends une photo, et tu envoies. L’app connaît ta localisation, donc elle sait où tu es. Les autorités reçoivent ton message tout de suite et peuvent intervenir rapidement.

Plus besoin d’attendre qu’un inspecteur passe. C’est toi qui fais le signalement, directement depuis ton téléphone.

Pourquoi le ministère fait ça ?

Le gouvernement a réalisé quelque chose d’évident : il n’y a pas assez d’inspecteurs pour vérifier tous les commerces du pays. C’est trop cher, et c’est impossible. Alors, il a eu une idée : pourquoi ne pas utiliser les millions de clients qui vont dans les magasins chaque jour ?

Toi, quand tu entres chez un commerçant, tu vois tout de suite si les prix ne sont pas affichés. Un inspecteur doit se déplacer, frapper à la porte, vérifier. Toi, tu es déjà là. C’est plus simple, plus rapide, et ça coûte rien.

C’est comme un voisinage vigilant, mais pour le marché. Le ministère compte sur toi pour être ses yeux.

L’affichage des prix, c’est la loi depuis longtemps

En 2004, le gouvernement a dit : tous les commerçants doivent afficher les prix. C’est une obligation. Que tu sois dans une petite boutique, sur un marché, ou que tu achètes en ligne — les prix doivent être visibles.

Vingt ans plus tard, beaucoup de commerçants ne le font toujours pas. Pourquoi ? Parfois ils ne savent pas, parfois ils s’en fichent, parfois ils pensent que les contrôles ne les attraperont pas.

Les contrevenants risquent des amendes, mais ça n’a pas changé grand-chose. Le ministère a lancé une campagne appelée « À chaque produit, son prix » pour rappeler la règle. Maintenant, Morafikcom devient l’outil qui force vraiment les commerçants à respecter la loi.

Au-delà des prix : l’hygiène et la sécurité

La deuxième fonction de l’app, c’est pour les problèmes d’hygiène. Tu vois un produit mal conservé, un emballage endommagé, quelque chose qui te semble dangereux ? Tu peux le signaler.

C’est important en Algérie. Tout le monde sait qu’il y a des risques sanitaires dans certains petits commerces. Avec Morafikcom, tu peux aider à protéger les gens. Tu signales, les autorités agissent.

Morafikcom a déjà grandi

L’application n’est pas nouvelle. Au départ, elle servait juste à dire quels magasins étaient ouverts pendant les jours fériés. Depuis, elle a changé. Maintenant, elle couvre les prix, la qualité des produits, les services, et le respect des règles.

Le responsable du Contrôle économique, Mohamed Mezghache, a dit quelque chose d’intéressant : 80 % des commerçants suivent la politique des prix de référence. Quand on leur fait connaître les règles et qu’on leur donne les outils, la plupart acceptent de coopérer.

Les inspecteurs ne disparaissent pas

Morafikcom n’arrête pas les inspections. Au contraire, le ministère en fait plus. Il cible les secteurs à risque : les pâtisseries, les restaurants, les petites épiceries. Il contrôle même la nuit et le week-end, quand les gens font leurs courses.

Les signalements de l’app et les inspections marchent ensemble. L’app dit où il y a un problème. Les inspecteurs vérifient et sanctionnent si c’est vrai.

Un marché plus honnête

C’est ça l’objectif du ministère : un marché où on sait vraiment ce qu’on achète et combien ça coûte. Un marché où les produits sont sûrs.

Mais ça repose sur toi. Le ministère te demande de signaler les problèmes, mais de le faire honnêtement. Pas pour te venger d’un commerçant, mais vraiment parce que tu as vu quelque chose qui ne va pas.

C’est une expérience. On verra si ça marche vraiment, et si les commerçants vont enfin respecter les règles.