Dar El Beida : Deux affaires criminelles marquent l’actualité judiciaire

Un étudiant de 20 ans incarcéré pour le meurtre de son père médecin

Mohammedia – Le parquet de Dar El Beida a ordonné dimanche la mise en détention provisoire d’Adel T., 20 ans, soupçonné d’avoir tué son père dans leur domicile familial des Bananiers.

Hassan T., médecin retraité de 60 ans, a été découvert mort le 28 mai dernier vers 16h30 dans l’appartement familial du quartier Zerhouni Mokhtar. La victime présentait sept blessures par arme blanche, dont une mortelle au niveau du thorax.

L’intervention de la police judiciaire de Bab Ezzouar fait suite à l’alerte donnée par le frère cadet du suspect, témoin direct des faits. Ce dernier avait alerté le voisinage depuis les fenêtres de l’appartement situé au 10ème étage.

Un profil atypique

L’enquête sociale révèle un profil inhabituel pour ce type de crime. Adel T., issu d’une famille de médecins, ne présentait aucun antécédent judiciaire ni de troubles comportementaux connus. Aucune consommation de substances illicites n’avait été signalée par son entourage.

Lors de son interrogatoire, le jeune homme a manifesté des signes de troubles psychologiques, selon les sources judiciaires. L’arme du crime, un couteau, a été saisie sur place par les enquêteurs en présence du procureur de la République.

L’instruction se poursuit pour déterminer les circonstances et les motivations de ce drame familial qui a bouleversé le quartier.

Justice : Peine capitale pour un policier meurtrier

Alger – Le tribunal correctionnel de Dar El-Beida a prononcé la peine de mort contre Islam L., policier de 38 ans, reconnu coupable du meurtre avec préméditation d’un retraité de la marine.

Les faits remontent au 16 septembre 2024 dans le quartier Meissonier. La victime, âgée de 68 ans, entretenait une relation amicale avec l’accusé depuis cinq années. Ce dernier s’était rendu au domicile du retraité avant de le poignarder mortellement et de le défenestrer.

Préméditation établie

L’enquête a établi la préméditation du crime : l’accusé avait acquis l’arme du crime au préalable. Après avoir porté un coup fatal au cœur de sa victime, il l’a précipitée du balcon. Le corps s’est écrasé sur un véhicule stationné en contrebas.

Devant la cour, Islam L. a tenté de justifier son acte en évoquant des motifs d’honneur et en accusant la victime de tentative d’agression sexuelle. Ces allégations ont été réfutées par les témoignages et les preuves matérielles présentées lors du procès.

Le ministère public avait requis la peine capitale, soulignant la gravité particulière d’un crime commis par un agent des forces de l’ordre. La défense n’a pas encore annoncé si elle ferait appel de cette décision.

Les témoins oculaires, dont Abdallah N., ont confirmé la version de l’accusation lors des débats.