L’expertise de la communauté scientifique algérienne établie à l’étranger doit être davantage associée aux projets environnementaux nationaux. C’est l’orientation retenue lors d’une rencontre tenue à Alger entre la ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, et le coordinateur du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, le Pr Elias Zerhouni.
Selon l’agence APS, les deux responsables ont décidé de mettre en place un groupe de travail spécialisé. Sa mission annoncée est d’accompagner les projets du secteur sur les volets technique et scientifique, avec l’apport de compétences algériennes vivant hors du pays.
Des priorités allant de l’économie circulaire au climat
Les échanges ont porté sur les modalités de mobilisation de cette expertise dans plusieurs domaines : l’économie circulaire, la biodiversité, la lutte contre la pollution et l’adaptation aux effets des changements climatiques, rapporte APS.
Parmi les dossiers évoqués figurent la valorisation de la saumure produite par les stations de dessalement de l’eau de mer, le traitement de la pollution et l’épuration de l’eau. Ces sujets ont été présentés comme des pistes de coopération scientifique et technique, sans calendrier public de mise en œuvre à ce stade.
Un appui annoncé pour les projets sectoriels
La création du groupe de travail s’inscrit, selon la ministre citée par APS, dans la volonté d’associer les compétences nationales établies à l’étranger à l’accompagnement des projets à forte dimension technique.
Le média Afrik confirme que la rencontre a débouché sur la mise en place de ce cadre de travail autour de projets environnementaux. Les informations disponibles ne précisent toutefois ni la composition du groupe, ni ses modalités opérationnelles, ni les échéances de ses premiers travaux.
La biodiversité parmi les chantiers évoqués
Kaouter Krikou a également mentionné un projet de plateforme nationale destinée à recenser près de 27 000 espèces et à orienter leur protection, notamment lorsqu’elles sont menacées. Cette donnée relève d’une présentation ministérielle rapportée par APS et ne permet pas, à elle seule, d’établir l’état d’avancement concret de la plateforme.
Le ministère de l’Environnement indique par ailleurs que la stratégie nationale pour la biodiversité s’inscrit dans une vision liant développement durable et adaptation climatique. Le futur groupe pourrait donc servir de relais entre les priorités sectorielles et les compétences scientifiques de la diaspora.
FREHA


