AÏN TÉMOUCHENT — Ce qui devait être une célébration solennelle de la « Journée du Savoir » a viré au séisme administratif. Le jeudi 30 avril 2026, le collège (CEM) Boussaid Aïcha est devenu le centre d’une polémique nationale après la diffusion virale d’images montrant des scènes jugées « inappropriées » au sein de l’établissement. La réponse de la Direction de l’Éducation ne s’est pas fait attendre : le couperet est tombé.

Un dérapage numérique aux lourdes conséquences
La vidéo, relayée massivement sur les réseaux sociaux, a provoqué une vague d’indignation immédiate. On y voit des comportements en rupture totale avec la retenue et la sacralité attendues dans une enceinte scolaire. Pour l’opinion publique comme pour la tutelle, le choc est profond : l’hommage à la connaissance a laissé place à un spectacle jugé incompatible avec les missions pédagogiques et les valeurs éthiques de l’école algérienne.
Dans un communiqué officiel, la Direction de l’Éducation a fustigé des agissements qui bafouent le respect dû à l’institution, tout en précisant qu’il s’agit d’actes isolés ne reflétant pas l’engagement de l’ensemble du corps enseignant.
Suspension immédiate et mesures de rigueur
Sur instruction directe du ministre de l’Éducation nationale, des sanctions conservatoires ont été déclenchées sans délai :
- Suspension immédiate de la directrice du collège Boussaid Aïcha.
- Mise à pied de l’ensemble des personnels dont la responsabilité ou l’implication dans l’organisation de cette fête serait confirmée par l’enquête.
Un rappel à l’ordre pour la « sacralité » de l’école
Au-delà des sanctions individuelles, c’est un véritable recadrage que vient d’opérer le ministère. La Direction de l’Éducation a réaffirmé sa volonté de fer pour préserver le caractère strictement éducatif et moral des activités parascolaires.
L’administration appelle désormais tous les acteurs du secteur à une vigilance accrue et à un sens des responsabilités exemplaire. Le message est clair : l’image de l’école algérienne et sa mission noble ne sauraient être entachées par de tels manquements aux règlements en vigueur.

