Un nouveau drame secoue l’Algérie. À Aïn Fakroun (Oum El Bouaghi), une jeune femme enceinte a perdu la vie après avoir été violemment agressée par son mari. Il s’agit du troisième féminicide signalé depuis le début du mois de juillet, une série de crimes qui suscite une vive émotion.

Selon plusieurs sources locales, les faits se sont produits au domicile du couple, en plein centre-ville. Au cours d’une violente dispute, un homme âgé d’une trentaine d’années aurait mortellement frappé son épouse, avec qui il s’était marié il y a seulement quelques mois.

Alertés par les cris, les voisins ont immédiatement prévenu les services de la Protection civile. À leur arrivée, la victime avait déjà succombé à ses blessures.

Après les faits, le suspect a quitté les lieux avant de tenter de mettre fin à ses jours en ingérant un produit chimique. Retrouvé inconscient quelques instants plus tard, il a été transporté en urgence vers une clinique privée, où il est toujours hospitalisé sous surveillance médicale.

La dépouille de la victime a été transférée à la morgue de l’hôpital local. Une autopsie a été ordonnée et une enquête a été ouverte afin de déterminer avec précision les circonstances de ce drame.

Une série de drames qui inquiète

Ce meurtre intervient quelques jours seulement après un autre féminicide survenu à Bordj Bou Arréridj, où une jeune femme enceinte avait également perdu la vie sous les coups de son mari, avant que celui-ci ne tente de se suicider.

Le 2 juillet, un autre drame avait bouleversé la wilaya de Tébessa. Une femme de 55 ans avait été tuée à l’arme blanche après avoir ouvert la porte de son domicile à des agresseurs. Son père, un moudjahid de 96 ans, avait lui aussi été grièvement blessé lors de cette attaque.

En l’espace d’une semaine, ces trois affaires ont profondément marqué l’opinion publique et ravivé les inquiétudes face aux violences meurtrières visant les femmes en Algérie. Les enquêtes se poursuivent dans chacun de ces dossiers afin d’établir toutes les responsabilités.