L’aventure de l’équipe nationale d’Algérie à la Coupe du Monde 2026 s’est arrêtée en 32es de finale. Les Verts se sont inclinés sur le score de 2 buts à 0 face à la Suisse, au terme d’une rencontre où ils n’ont jamais réussi à imposer leur jeu face à une formation suisse particulièrement réaliste.

Une bonne entame, puis le tournant du match

Les hommes de Vladimir Petkovic avaient pourtant bien débuté la rencontre. Dès les premières minutes, ils ont exercé une pression importante sur la défense suisse et se sont procuré plusieurs situations intéressantes. Mais, une nouvelle fois, le manque d’efficacité offensive a coûté cher.

La Suisse, beaucoup plus réaliste, a profité de sa première véritable occasion. À la 10e minute, après une récupération de balle, Manzambi lance rapidement le contre avant de servir Embolo, qui ouvre le score.

Menés au tableau d’affichage, les Fennecs ont tenté de réagir, sans parvenir à déstabiliser une défense suisse parfaitement organisée. Malgré une possession plutôt équilibrée, les occasions franches se sont faites rares jusqu’à la pause.

Une deuxième période à oublier

Au retour des vestiaires, les Algériens encaissent un deuxième but dès la 47e minute. Profitant d’une nouvelle erreur défensive, Ndoye récupère le ballon et trompe le gardien algérien d’une frappe puissante.

Ce deuxième but assomme les Verts. Vladimir Petkovic procède rapidement à plusieurs changements en lançant notamment Hadjam, Gouiri, Boudaoui, Hadj-Moussa puis Boulbina. Malgré ces ajustements, l’équipe ne parvient jamais à inverser la tendance.

Les Algériens multiplient les approximations techniques, manquent de justesse dans les derniers mètres et tombent progressivement dans la précipitation face à une Suisse sereine, qui maîtrise parfaitement la fin de rencontre.

Le score ne changera plus jusqu’au coup de sifflet final, synonyme d’élimination pour l’Algérie.

Petkovic : « Notre tactique n’était pas le problème »

En conférence de presse, Vladimir Petkovic a reconnu la supériorité de son adversaire, tout en estimant que le principal problème de son équipe n’était pas d’ordre tactique.

Le sélectionneur national rappelle que ses joueurs ont bien commencé la rencontre et se sont créé plusieurs occasions, mais sans réussir à les concrétiser.

« Nous avons bien commencé le match et nous nous sommes créé plusieurs situations dangereuses. »

Selon lui, l’ouverture du score suisse a totalement changé la physionomie du match, avant que le second but ne complique définitivement la tâche des Verts.

Le technicien bosnien refuse également de faire porter la responsabilité de cette élimination uniquement à sa défense.

« Notre faiblesse n’était pas la défense. »

Pour Petkovic, la Suisse a simplement fait preuve d’un réalisme supérieur, alors que l’Algérie a manqué d’efficacité devant le but adverse.

Interrogé sur son choix d’aligner un seul véritable attaquant, une décision largement critiquée après la rencontre, le sélectionneur assume pleinement ses responsabilités.

« Notre tactique n’était pas le problème. J’ai dû faire des choix, notamment celui d’aligner un seul attaquant, et j’en assume pleinement la responsabilité. »

Une élimination amère, mais un parcours à retenir

Malgré cette sortie prématurée, Vladimir Petkovic invite à ne pas oublier le chemin parcouru. Après douze années d’absence en Coupe du Monde, l’Algérie a réussi à retrouver la scène mondiale et à franchir le premier tour de la compétition, un parcours que le sélectionneur considère comme une étape importante dans la progression du football algérien.

L’élimination laisse un goût amer aux supporters, qui espéraient voir les Verts poursuivre leur aventure mondiale. Désormais, le regard se tourne vers l’avenir, avec l’objectif de tirer les enseignements de cette campagne afin de revenir plus forts lors des prochaines échéances internationales.