Sous la pression budgétaire des familles, la députée Khawla Talbi interpelle le ministre de l’Habitat. Elle exige une révision des délais pour la deuxième tranche du programme AADL 3, jugés trop contraignants face au pouvoir d’achat actuel des ménages.
Élue à l’Assemblée populaire nationale (APN) sous l’étiquette du mouvement El Bina, elle a formellement saisi le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville pour une intervention rapide sur ces modalités de paiement.
Pourquoi ces délais sont-ils “intenable” pour les souscripteurs ?
Dans sa lettre, l’élue pointe du doigt le timing défavorable : les échéances tombent pile pendant une période de dépenses exceptionnelles, avec le Ramadan, l’Aïd el-Fitr et l’approche de l’Aïd el-Adha qui plombent les budgets familiaux. Pour beaucoup, honorer ces paiements devient quasi impossible. Elle réclame donc un allongement des délais, pour une régularisation plus humaine et adaptée à la réalité sociale des citoyens.
Un appel après le lancement des ordres de versement
Cette initiative parlementaire fait suite à l’annonce de l’Agence nationale pour l’amélioration et le développement du logement (AADL), le 20 avril, sur l’émission des ordres de versement. Cela concerne la deuxième étape de la première tranche (50% du total) et une tranche supplémentaire pour ceux ayant changé de typologie d’appartement.
Rappelons que l’AADL a notifié, dès le 31 mars, les résultats des recours pour les dossiers initialement refusés, via sa plateforme en ligne, offrant une seconde chance aux candidats.
Rassurances du ministre Belaribi pour les futurs logements
Le ministre Mohamed Tarek Belaribi, de son côté, calme le jeu lors de ses déclarations récentes. Il garantit que tout souscripteur éligible selon les règles obtiendra son logement. L’examen des dossiers suit des critères transparents et équitables, et le secteur avance ses programmes dans les délais pour répondre aux besoins urgents en habitat.
